Markus Miessen
[edit]Biography
[edit] Markus Miessen is a London-based architect, researcher, educator, and writer. He is the co-author of Spaces of Uncertainty (Müller+Busmann, 2002, with Cupers), co-editor of Did Someone Say Participate? (MIT, 2006) and WithWithout (Bidoun, 2007, with Basar), and co-editor/initiator of a forthcoming book-series on scenarios for the 21st century (Sternberg, 2007, with Koolhaas and Obrist). Miessen teaches as Unit Master at the Architectural Association, London. As a spatial consultant, he is collaborating with the European Kunsthalle, the Serpentine Gallery, and the London-based think tank Demos, and has lectured internationally, most recently at Columbia University, the Royal College of Art, and the Camp for Oppositional Architecture. He is currently a doctoral candidate at the Centre for Research Architecture at Goldsmiths.Biographie
[edit]Markus Miessen est un architecte, chercheur, professeur et auteur basé à Londres. Il est le co-auteur de Spaces of Uncertainty (Müller+Busmann, 2002, avec Cupers), co-éditeur de Did Someone Say Participate? (MIT, 2006) et de WithWithout (Bidoun, 2007, avec Basar), et il est l’initiateur ainsi que le co-éditeur d’une série de livres à paraître sur des scénarios pour le 21e siècle (Sternberg, 2007, avec Koolhaas et Obrist). Il enseigne à l’ Unit Master at the Architectural Association, à Londres. En tant que consultant scénographe, il collabore actuellement avec la European Kunsthalle, la Serpentine Gallery, et le groupe de reflexion londonien Demos. Il a donné recemment des conférences à la Columbia University, au Royal College of Art, et au Camp for Oppositional Architecture. Il est actuellemtn candidat doctorant au Centre for Research Architecture at Goldsmiths.
Les images de la décennie
[edit] markus miessen 2001
2 markus miessen 2004
3 60 minutes 2005
4 reporters without borders 2005
5 spiegel online 2006
Statement
[edit] L’architecte de la décennie sera représenté par de nombreux outsidersPar Markus Miessen
« L’atome est l’emblème du 20ème siècle. L’atome tourbillonne seul. Il est la métaphore de l’individualité. Mais l’atome représente le passé. » Kevin Kelly
L’architecture aujourd’hui : aidez les personnes âgées !
Alors que la Biennale de Lyon explore cette année la possibilité d’écrire le livre d’histoire d’une décennie qui reste à nommer, la pratique de l’architecture parvient à un état de stase. L’architecte tel que nous le connaissons est une espèce en voie de disparition. Dans le système de marché capitaliste contemporain, dans lequel il faut obtenir des résultats rapidement, l’esprit universel est sans aucun doute devenu une valeur dont on peut se passer sans problème. Sans entrer dans les détails de la connaissance interdisciplinaire approfondie, de la vision flatteuse, ou de la possibilité de remettre en question les schémas existants de la fonctionnalité et du comportement en pratique, l’architecte d’aujourd’hui se retrouve face à un système toujours plus présent d’efficacité économique. Alors que les clients demandent souvent des designs plus originaux et toujours plus d’efficacité, des épures améliorées et plus de profit, l’architecte se retrouve à devoir jongler avec des réglementations dépassées, des constructeurs corrompus et des salaires ridicules. Il est face au paradoxe de la nécessité de promettre une plus grande sécurité tout en ayant le désir de plus de créativité et d’innovation. Cette évolution est sans doute l’une des principales raisons qui font que celui qu’on appelle « promoteur » est devenu le « nouvel architecte ». De nombreux architectes contemporains se retrouvent dans une position dans laquelle ils ont été confinés au rôle de celui qui livre la forme. Il s’agit d’une avancée périlleuse puisque la plupart des promoteurs peuvent le faire soit pour moins cher, soit plus vite, et sous-traitent simplement les architectes pour qu’ils produisent la forme. Une attaque législative sans précédent impose désormais la production et l’apparence d’une construction, alors que l’architecte est transformé en un singe impuissant, coiffé d’un chapeau fez rouge, à qui on a appris à danser sur la musique. Dans ce scénario, l’architecte (souvent devenu inutile) en est réduit à placer la cerise décorative sur le gâteau terminé. (...)
Statement
[edit]The architect of the decade will be many outsiders
By Markus Miessen
“The atom is the icon of the 20th century. The atom whirls alone. It is the metaphor for individuality. But the atom is the past.” Kevin Kelly
Architecture now: Help the Aged!
While this year’s Lyon Biennale is investigating the potential for writing a history book of a decade yet to be named, architectural practice has reached a state of stasis. The architect as we know it is a dying species. In the contemporary capitalist market system, in which results have to emerge promptly, the polymath has undoubtedly become highly expendable. Without elaborating on extensive interdisciplinary knowledge, complimentary vision, or the possibility of questioning existing patterns of functionality and behaviour in practice, today’s architect is faced with an ever more increasing system of economic efficiency. While clients often demand more original design alongside increasing efficiency, improved detailing and gain of profits, the architect is left to juggle with outdated regulations, corrupt builders and diminutive remuneration –– faced with the paradox of the need for greater security assurance accompanied by the desire for more creativity and innovation. This evolution is without doubt one of the main reasons why the so-called “developer” has become the “new architect”. Many contemporary architects have succumbed into a position in which they have been limited to the ones who deliver form — a perilous progress since most developers can do it either cheaper or faster and simply outsource architects to produce form. An unprecedented legislative onslaught now dictates the production and appearance of a building, while the architect is rendered an impotent monkey in a red Fez hat taught to dance when the music comes on. In this scenario, the architect — often no longer needed — has been reduced into the one who places ornamental cherries on top of the finished cake. (...)
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